Animées par la « haine de la haine », ielles viennent de terminer coûte que coûte leur troisième album « N2laN », 12 titres essentiels et clash sur les différentes emprises…La « Haine de la Haine » c’est l’amour, tout simplement.

Dans ses précédents albums, Monique Sonique a d’abord parlé des animaux, et de leurs relations sentimentales, dans leurs interactions avec les humains, eux aussi animaux car « Nous sommes tous des animals ». Pour ce nouvel opus, le duo a décidé de parler des relations entre les êtres-humains eux-mêmes dans un album dense, dansant et accessible.La « Haine de la Haine » c’est l’amour, tout simplement.

Dans des titres cathartiques on dissèque l’amour, l’amitié, les enjeux de pouvoirs entre les personnes, les emprises et les libérations possibles. On choisit de dénoncer poétiquement et musicalement diverses oppressions contemporaines, les manipulations que l’on peut subir sur le plan affectif et aussi dans la société et le monde du travail.Parmi les titres de l’album « Amour électrique » est un hommage aux années soixante psyché et à Brigitte Bardot, c’est aussi un regard rieur sur les nouvelles amours électroniques que nous imposent les nouveaux médias de communication.

« Egocentrifugeur » fait son procès sans appel à la figure du pervers manipulateur et prône la libération. »Misère sexuelle » qui fera bientôt l’objet d’un clip en relation avec la BD « Crocodiles » est un hymne à la reprise en main des territoires urbains par les femmes. Le harcèlement en rue y est décrit, et la nécessaire voix des femmes y est affirmée de manière directe, militante et positive.Les choeurs de la chanson sont interprétés par 4 membres des VEDETTES (groupe dont Ingrid fait également partie).

Dans cette articulation globale la présence d’un titre qui dirait « je ne veux pas être seule » nous paraissait importante. Nous avons pensé que « Ne me quitte pas » de Brel dit cela déjà avec immensité. Nous avons donc « osé » faire une reprise de la chanson à notre manière musicale. Un « beep-beep » électronique au début de la chanson, qui la parcoure tout du long, fait sonner cette mélodie devenue éternelle, comme un vrai SOS. »Dictature du projet » et « Zone de confort » renversent des clichés que les autres personnes, les modes, et les injonctions de l’air du temps peuvent nous imposer dans différentes sphères sociales et professionnelles. »Pour toi » et « Éprise » sont des affirmations jusqu’à l’excès de l’amour qu’on peut porter à quelqu’un.e d’autre, jusqu’à la folie ou l’oubli de soi, l’explosion ou l’électrocution, la boucle est bouclée.Les titres sont volontairement électriques, énergiques et dansants, comme la pensée qui sous-tend leurs écritures textuelles et musicales, et la démarche globale du groupe.


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